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lundi 20 novembre 2017
Au bouleau !

Un afflux de sizerins est noté depuis quelques jours en Europe.

En Europe du Nord et de l'Est, il concerne principalement le Sizerin flammé boréal, avec un nombre inhabituellement élevé de Sizerins blanchâtres parmi eux, notamment en Pologne (carte et photos de S. blanchâtre, carte du S. flammé boréal), en Hollande (3 ind. à Texel) et en Allemagne (des observations de S. blanchâtre rapportées sur 8 localités).

En France, pour le moment, 5 mentions de S. flammé boréal ont été obtenues : 4 dans le Nord-Pas-de-Calais et 1 au lac du Der. La capture de 3 individus au col de Bretolet, à la frontière franco-suisse, prouve une également arrivée d'oiseaux par l'arc Alpes-Jura.

Mais à ce jour, ce sont principalement des S. cabarets qui sont observés dans notre pays : déjà 52 observations en Île-de-France(effectif max : 25 ind.) et 38 en Champagne-Ardenne (effectif max : 30 ind.). L'Alsace et la Lorraine montrent également un nombre d'observations au-delà de la moyenne. En Côte-d'Or, à ce jour, 2 observations de S. cabaret et 3 contacts auditifs de Sizerin sp sont venus enrichir la base.

Mais nul doute que d'autres sizerins seront à découvrir dans les semaines à venir dans le quart Nord-Est du pays. 

Pour se replonger dans la distribution géographique des sizerins et des critères permettant de les différencier, vous pouvez (re)lire la Newsletter n°48 de nos collègues de la LPO Côte-d'Or.

Les bouleaux et les aulnes sont très prisés par ces petits fringilles, si vous connaissez une zone bien pourvue en ces essences (bord de cours d'eau ou de lac, parc urbain, ou en pleine forêt), il n'y a plus qu'à ! La prise de photo est hautement recommandée pour l'identification voire la validation d'éventuels flammea.

 

Merci aux collègues de la LPO Côte-d'Or pour le partage de cette "news".

 

Sizerin cabaret à gauche (A.Rougeron) et Sizerin flammé boréal à droite (G.Schneider)

posté par François Bouzendorf (LPO Yonne)
 
lundi 20 novembre 2017
Faites des listes !

Les scientifiques d'une trentaine de pays ont récemment planché sur la question de savoir quelle est la méthode de collecte de données la plus efficace pour promouvoir la connaissance et la protection des oiseaux et, plus largement, de la biodiversité.

La liste fait l’unanimité

Scientifiques, statisticiens, cartographes et naturalistes sont unanimes. Si toutes les données ont un intérêt, les plus intéressantes sont, de très loin, celles collectées sous forme de listes, et idéalement de listes complètes. On entend par là, un inventaire mené sur un site, durant un pas de temps connu, listant et quantifiant toutes les espèces détectées à vue ou à l’oreille.

Je ne reconnais pas toutes les espèces, est-ce un problème ?

Évidemment, les listes des ornithologues débutants ne seront probablement pas aussi complètes que celles des naturalistes les plus expérimentés. Ce n’est pas grave, il existe des modèles pour corriger ces biais. Au final, une liste de débutant est bien plus exploitable scientifiquement qu’une longue série de données saisies isolément par un spécialiste.

Quelle durée pour mes listes ?

Peu importe. Idéalement toutefois, les listes doivent durer au moins 5 minutes et ne pas excéder deux heures. Plus courtes, elles seront très incomplètes, plus longues, l’observateur perdra beaucoup d’attention et la pression d’observation se diluera. Si vous restez très longtemps sur un site d’observation, il peut être plus intéressant de faire plusieurs séries de liste de 10 minutes, plutôt qu’une longue liste s’étalant sur toute une journée par exemple.

Pourquoi les listes sont-elles si intéressantes ?

Les listes complètes sont extrêmement intéressantes car elles permettent d’évaluer la fréquence de détection des espèces selon la date et le lieu. Cela permet notamment de suivre l’évolution de la date d’arrivée et de départ des espèces migratrices, mais aussi d’évaluer les fluctuations de détectabilité de certaines espèces sédentaires au cours de l’année. Les listes complètes facilitent par ailleurs les calculs de pression d’observation, la modélisation de la répartition spatiale des espèces et l’évaluation de leurs populations.

Comment saisir mes données par liste ?

Sur lapplication mobile NaturaList, il suffit de cliquer sur l’icone en haut à droite de l’écran. Idéalement, il convient alors de positionner et dénombrer chaque espèce autour de vous. Quand vous ne détectez plus rien, il suffit de stopper la saisie en cliquant sur le carré jaune en haut à droite. On vous demande alors de confirmer que vous avez noté toutes les espèces que vous êtes en capacité d’identifier.

Sur l’ordinateur, il faut pointer le curseur sur un lieu-dit et choisir « Remplir un formulaire journalier sur ce lieu-dit ».

La France, très en retard sur la saisie par liste !

La quasi-totalité des données ornithologiques sont saisie par liste en Amérique, le taux de couverture des listes est très impressionnant en Grande-Bretagne, en Suisse ou en Allemagne. La France est très en retrait sur ce sujet. Il convient donc que nous fassions collectivement un effort et changions de façon de collecter nos données pour qu’elles contribuent plus efficacement aux suivis et atlas locaux, nationaux et internationaux.

Alors, à vos listes !

posté par François Bouzendorf (LPO Yonne)
 
mardi 22 août 2017
Appel à bénévoles : chantier de Bas-Rebourseaux

Un chantier de débroussaillage de la Réserve Ornithologique de Bas-Rebourseaux se tiendra le samedi 09 septembre sur la journée. Rendez-vous à partir de 8h30, prévoyez un pique-nique.

Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues.

N'hésitez pas à apporter votre propre matériel, notamment débroussailleuse.

Pour toute info supplémentaire, contactez Roger Geoffrin, Conservateur de la Réserve, par mail à roger.geoffrin@wanadoo.fr.

posté par François Bouzendorf (LPO Yonne)
 
vendredi 28 juillet 2017
Protocole EPOC

La saison de reproduction 2017 s’achève avec les derniers jeunes oiseaux qui prennent leur envol. Les milans et les martinets commencent déjà à franchir les Pyrénées en route vers l’Afrique. La période d’étude pour le protocole EPOC touche donc à sa fin.

Pour rappel, le protocole EPOC (Estimation des Populations d’Oiseaux communs) a été mis en place ce printemps afin d’estimer les tailles de population d’oiseaux communs. Cet outil, s’inspirant et complétant le STOC EPS, permet de réaliser des points d’écoute de 5 minutes n’importe où, n’importe quand, par l’intermédiaire de la saisie par formulaire ou liste complète.

En attendant une première analyse des résultats, nous vous proposons de garder le rythme et de poursuivre et d'intensifier la saisie par formulaire. La durée de 5 minutes, adaptée aux oiseaux nicheurs, peut être élargie pour maximiser la détection d’espèce devenue silencieuse. Nous vous conseillons donc de saisir un maximum de données par formulaire complet pour des durées d’observation comprises entre 5 et 60 minutes. Ces données sont essentielles pour l’étude de la phénologie des espèces, indispensable à la mise en place de mesures de conservation adéquates.

Merci pour votre engagement et à l’année prochaine pour une nouvelle saison printanière d’EPOC.

Merci pour votre collaboration.

posté par François Bouzendorf (LPO Yonne)
 
mercredi 5 juillet 2017
Lancement de www.faune-france.org

Cher(e) contributeur (trice),

Faune-France, le portail national de restitution des données naturalistes, fruit du travail collectif d’une quarantaine d’associations, a été inauguré le samedi 1er juillet, dans une version basique.

Comme pour toutes les bases VisioNature, l'accès se fait avec vos identifiants habituels. Ne vous réinscrivez surtout pas !

Qu’est-ce-que c’est ?

Ce sont vos portails locaux que vous connaissez mais à l’échelle nationale. A terme, ce site remplacera et complètera Ornitho.fr, en s’ouvrant notamment à d’autres groupes faunistiques que les oiseaux. Ce site propose déjà des restitutions en temps réel, et des données issues d’enquêtes nationales, rarement diffusées sous cette forme.

D’où proviennent les données ?

Pour pouvoir restituer des informations synthétiques, Faune-France est connecté aux portails locaux. Cette connexion, pour les systèmes VisioNature, se fait en application de la convention de mise à disposition de l’outil, de la mise en oeuvre d’une charte interassociative par les administrateurs des bases faune locales et fait suite à un vote du 21 juin 2017 du Comité de pilotage de Faune-France, où chaque structure administratrice est représentée.

Les données directement saisies sur Faune-France, ou celles issues de l’application NaturaList et mises à disposition par la société BioloVision, sont directement consultables et versées aux bases locales.

Le Comité de pilotage de Faune-France (43 structures) définit les modalités d’affichage des données au plan national et statue sur les sollicitations liées à l’utilisation de celles-ci.

La synchronisation des bases, c’est-à-dire leur connexion pour favoriser leur parfaite similarité, engendre pour le moment quelques perturbations liées au fait que les paramétrages d’espèces varient partout en France. Sur Faune-France, dans un premier temps, les critères les plus stricts ont été retenus tant sur la rareté des espèces que sur leur restitution. Dès qu’une espèce est cachée dans un département ou une région, elle est cachée au niveau national. Dès qu’une espèce est considérée comme rare au plan local elle devient rare au niveau national. Nous avons fait valoir le principe de précaution.

Ces paramétrages sont en cours de révision, et un groupe de travail national sera mis en place pour proposer une harmonisation accrue.

Une montée en charge progressive

Pour l’heure, les archives des bases de données locales, ne sont pas encore versées à Faune-France. C’est normal, cela prendra du temps. Dans les semaines et mois qui viennent, Faune-France ouvrira de nouveaux outils de visualisation des informations. Il sera par exemple possible d’obtenir ses statistiques personnelles au plan national, de visualiser les données NaturaList ainsi que les galeries, de requêter sur des espèces comme vous le faites aujourd’hui au plan local. Au-delà de ces modalités existantes, Faune-France permettra aussi d’avoir accès à de nouveaux modules (données Wetlands, mon coin de nature, etc.).

 

Le Comité technique de Faune-France

Bretagne Vivante, CORIF, GONm, GON, LPO Aquitaine,

LPO France, LPO Franche-Comté et LPO PACA.

posté par François Bouzendorf (LPO Yonne)
 
jeudi 20 avril 2017
Un point sur l'EPOC

Cela fait maintenant plus d’un mois que l’enquête sur les espèces communes est lancée. Grâce au protocole EPOC, ce sont des milliers de données standardisées qui ont déjà été recueillies et qui vont permettre d'améliorer nos connaissances sur les tailles de populations nationales des espèces communes.

De nombreux observateurs ont déjà adhéré au protocole EPOC et saisissent un grand nombre de leurs données sous forme de formulaire de 5 minutes. Cependant, cette démarche doit se poursuivre et s’intensifier auprès du réseau ornitho.

Dans l'Yonne, mis à part les données protocolées du STOC et du SHOC, 26% des observations sont obtenues à partir de formulaires. C'est déjà bien mais peut-être que ce chiffre peut encore augmenter.

Nous vous invitons donc à appliquer le protocole EPOC lors de vos sorties naturalistes. Vous êtes partant ? Petit rappel du protocole :
•        Point d’écoute fixe de 5 minutes
•        Point d’écoute placé au gré de l’observateur
•        Comptage exhaustif de tous les individus de toutes les espèces détectées
•        Différenciation individu local/individu en transit

Un seul mot d’ordre : « où vous voulez et quand vous voulez ». Pas besoin de planifier vos EPOC. Vous pouvez en réaliser le nombre que vous souhaitez, qu’importe le lieu ou la date. Il est tout de même conseillé, avec l’augmentation des températures, de privilégier les heures matinales pour profiter du pic d’activité des oiseaux chanteurs.

Pour saisir vos EPOC ? Deux possibilités : avec l’application NaturaList en direct sur le terrain et le pointage précis des individus observés. Ou bien depuis l'ordinateur, à partir des notes prises sur le terrain.

Nous rappelons que malgré leur ressemblance, le protocole EPOC ne vise en aucun cas le remplacement du STOC EPS. Les deux dispositifs sont complémentaires et permettront une couverture renforcée du territoire.

Dès cette année, nous espérons une couverture maximale du territoire français avec plusieurs EPOC dans chaque département. Pour atteindre cet objectif, nous comptons sur vous.

Pour plus de détail, vous pouvez télécharger le guide relatif à cette enquête qui apporte des précisions et des recommandations sur l'application du protocole EPOC.

Merci pour votre participation

posté par François Bouzendorf (LPO Yonne)
 
jeudi 30 mars 2017
Oiseaux : vers une meilleure collecte des données !

Faune-Yonne permet la saisie de vos observations selon plusieurs modes.

Quel est le mode le plus pertinent ?

Les scientifiques et statisticiens de 17 pays, dont les Etats-Unis, réunis à Namur il y a deux semaines, sont unanimes. Toutes les données sont intéressantes, quel que soit leur mode de collecte, mais les plus valorisables sont les données collectées par "listes complètes" au cours d'un pas de temps connu : celles qui émanent de formulaires journaliers.

Pourquoi ?

Les "listes d'espèces complètes" donnent des informations sur TOUTES LES ESPECES PRESENTES (ou du moins toutes celles détectées) mais aussi sur TOUTES LES ESPECES ABSENTES (ou non détectées).

Dans le mode de saisie "espèce après espèce", il est impossible de savoir si une absence de donnée traduit une absence effective de l'oiseau ou une absence de saisie. En outre, il y a un biais important avec ce mode de collecte de données : les espèces les plus communes et les plus répandues sont moins fréquemment notées que les espèces rares ou peu fréquentes.

Dès lors, il devient difficile, voire impossible, de faire des études fiables sur la phénologie, la répartition, la détectabilité par unité de temps ou selon les habitats, de constituer des modèles prédictifs d'évolution, d'évaluer les fréquences, les densités et les effectifs. 

Que faire ?

Si vous avez un mode de saisie qui vous convient et répond à vos attentes, continuez à l'utiliser. Si vous souhaitez que vos observations soient mieux valorisables au plan local, régional, national et européen, alors il convient de se tourner, au moins régulièrement, vers la saisie par formulaires journaliers sur un pas de temps de 5 minutes au moins. Dans ce contexte, la saisie sur le terrain via NaturaList devient l'outil le plus efficace car il permet 1) un pointage précis de chaque oiseau ou groupe d'oiseaux ; 2) la réalisation d'un inventaire complet sur un site (en cochant : j'ai noté toutes les espèces). La saisie sur ordinateur demeure possible mais implique que les observations soient toutes notées sur le vif, dans un carnet, lors de votre inventaire.

Le suivi EPOC (notre actu du 9 mars 2017) répond à l'objectif de collecter des données plus utilisables. L'avez vous testé sur le terrain ? Trop difficile, trop rapide ? Pas de souci, faites des relevés plus longs. Ils seront tout aussi exploitables, à condition de noter effectivement toutes les espèces observées dans un même site et de procéder à un réel inventaire actif.

Bonnes observations,

L'équipe de Faune-Yonne.

posté par François Bouzendorf (LPO Yonne)
 
mercredi 15 mars 2017
Appel à participation : STOC

L'arrivée du printemps marque le retour des nicheurs, le passage de nombreux migrateurs et... la période des inventaires STOC. Le STOC, ou Suivi Temporel des Oiseaux Communs, est un programme du CRBPO conçu pour évaluer les variations spatiales et temporelles de l'abondance des populations nicheuses d'oiseaux communs. C'est aujourd'hui l'outil de référence en France pour établir l'état de santé de nos oiseaux.

La LPO Yonne coordonne ce programme dans le département et, depuis 2008, 25 à 30 sites sont suivis chaque année. A travers ce message, nous lançons un appel à la mobilisation des observateurs dans l'Yonne. L'objectif est de dépasser pour la première fois la barre des 30 sites.

Le protocole complet est disponible sur le site de Vigie Nature. Il est simple, ouvert aux ornithologues un minimum avertis et se résume aux points importants suivants :

- un carré de 2x2 km tiré au sort à côté de chez vous

- vous placez 10 points dans ce carré, répartis de façon homogène dans l'espace et selon les habitats

- sur chaque point, pendant 5 minutes, vous noterez tous les oiseaux vus et entendus

- 2 passages sont obligatoires, avant et après le 8 mai, espacés de 4 à 6 semaines d'intervalle ; 1 passage précoce en mars est également recommandé (voir ci-après)

- sur le bordereau fourni en bas, vous notez la date, l'heure, la météo et l'habitat

- vous saisissez enfin les données directement dans Faune-Yonne

Concernant l'organisation des passages, le premier aura lieu entre le 1er avril et le 8 mai pour recenser les nicheurs précoces et le second entre le 9 mai et le 15 juin pour les nicheurs tardifs (4 à 6 semaines d'intervalle entre les 2 passages). Néanmoins, pour mesurer l'effet des changements climatiques sur l'avancée du cycle de reproduction de certaines espèces, un passage précoce entre le 1er et le 31 mars est préconisé, 3 à 4 semaines avant celui d'avril.

Si vous voulez participez, contactez François (francois.bouzendorf@lpo.fr) pour vous inscrire, obtenir votre carré et demander des infos complémentaires. Venez nombreux !

Pour ceux qui participent déjà au STOC, rien ne change véritablement, si ce n'est la possibilité de faire le passage précoce. Pour ceux qui participent au SHOC, il faut savoir que le STOC peut se faire dans le même carré.

Pour tout savoir sur ce programme, rendez-vous sur le site de Vigie Nature : >>cliquer ici<<.

Enfin, les résultats départements sont analysés et valorisés chaque année dans notre revue "Le Moyen-duc", consultable en >>cliquant ici<<.

Document à télécharger :  Bordereau_STOC_2016-4058.doc
posté par François Bouzendorf (LPO Yonne)
 
jeudi 9 mars 2017
C'est l'EPOC de faire des formulaires !

Dès ce printemps, la LPO lance une enquête sur les espèces d’oiseaux communs. En effet, les connaissances sur les tailles de population nationale demeurent approximatives ce qui pose un problème majeur d’autant plus que les statuts de conservation de plusieurs espèces se détériorent. Afin de mieux estimer les populations d’oiseaux communs, la LPO, en collaboration avec le Muséum national d’Histoire naturelle, a développé le protocole EPOC (Estimation des Populations d’Oiseaux Communs) qui s’appuie sur le réseau VisioNature et la saisie par formulaire.

Actuellement, vous récoltez tous les ans des millions de données de qualité qui permettent de réaliser des cartes de répartition fines mais aussi des phénologies précises pour de nombreuses espèces. Pour aller encore plus loin, nous vous proposons de privilégier la saisie par formulaire et particulièrement le protocole EPOC qui permettra d'estimer des effectifs nationaux pour les espèces communes.

Le protocole EPOC se résume suivant 4 modalités :
- Point d’écoute fixe de 5 minutes
- Point d’écoute placé selon l’observateur
- Comptage exhaustif de tous les individus de toutes les espèces détectées
- Différenciation individu local/individu en transit


Aucun réplicat n’est demandé et l’observateur peut réaliser le nombre de points qu’il souhaite.

Deux modes de saisie sont possibles. Le premier avec l'application NaturaList avec un pointage précis des individus détectés. Et le second, depuis l'ordinateur, à partir des notes prises sur le terrain.

Malgré leur ressemblance, le protocole EPOC ne vise en aucun cas de remplacer le STOC-EPS. Les deux dispositifs sont complémentaires et permettront une couverture renforcée du territoire.

Dans le document ci-joint, en plus du contexte de l’enquête et du protocole EPOC, vous trouverez un tutoriel de saisie permettant de saisir facilement vos points d’écoute sur les bases VisioNature.

Merci pour votre implication pour une meilleure connaissance de notre avifaune commune.

posté par François Bouzendorf (LPO Yonne)
 
vendredi 17 février 2017
Code atlas en février/mars ?

Les données munies d’un code atlas sont très importantes pour l'élaboration des cartes de répartition des oiseaux nicheurs. En effet, ces codes donnent des informations précises sur le statut nicheur d’une espèce à un endroit, ce qui permet notamment de déterminer si la nidification est possible, probable ou certaine.

Certains oiseaux chantent ou même paradent déjà en plein hiver (p. ex. les canards). De tels comportements à cette saison ne sont pourtant pas des indices de nidification très fiables car ils peuvent très bien se produire en dehors des sites de reproduction.

C’est pourquoi nous vous demandons de faire preuve de retenue avec les "petits" codes atlas au tout début de la saison de reproduction, en particulier les chanteurs actuels. La définition de certains de ces codes mentionne d’ailleurs explicitement qu’ils s’appliquent uniquement pendant la saison de reproduction (p. ex. code atlas 3 « mâle chanteur présent en période de nidification, … »).

Pour chaque espèce potentiellement nicheuse, faune-yonne vous demande automatiquement un code atlas (liste >>ICI<<) pendant la période de reproduction définie pour l’espèce (même si cela reste approximatif). Il n’est donc pas nécessaire de garder en mémoire la période de nidification de chaque espèce et d'attendre que la base vous propose de préciser ces codes atlas.

Cependant, certains codes atlas qui signalent un sérieux soupçon de reproduction voire une preuve de nidification (c’est-à-dire à partir de 7) peuvent être notés à n’importe quel moment de l’année. Mais pour les oiseaux qui chantent actuellement, ils peuvent être simplement saisis avec la mention « chanteur » dans les remarques.

posté par François Bouzendorf (LPO Yonne)
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